France 3 diffuse ce soir à 20 H 35 une émission « hors série » consacrée aux ondes électromagnétiques.
Le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l'ASEF (Association Santé Environnement France), sera présent en direct sur le plateau.
L'an dernier, étaient publiés les résultats de l'étude « Interphone » qui devaient faire toute la lumière sur la dangerosité des ondes électromagnétiques. Pourtant, aux yeux de l'ASEF, ce sont seulement des conclusions très « vagues et décevantes» qui ont été rendues. Ce sont aussi ces résultats qui ont poussés Sophie Le Gall, réalisatrice du documentaire diffusé mercredi prochain, à enquêter pour déterminer si "l'étude n'avait rien pu prouver ou si les chercheurs avaient trouvé des réponses qui avaient été passés sous silence" Lobbies, pressions économiques, intimidations des chercheurs, le reportage démontre que les études ne sont pas toutes complétement indépendantes. Et pour cause, en France, la téléphonie mobile représente un gros marché avec plus de 64,4 millions de portables pour une population de 64 millions de personnes ! Adultes, adolescents et même enfants, sont aujourd'hui équipés... Savoir si cela a des effets nocifs pour la santé pourrait être dangereux..
Aujourd'hui, il est vrai qu'il existe une controverse scientifique. Pour autant, il apparait de façon évidente que l'absence même de certitude scientifique nécessite l'adoption de mesures de précaution. Le temps nécessaire aux recherches scientifiques ne doit pas nuire aux populations ! « Le problème aujourd'hui, c'est qu'on a une inadéquation entre le temps de la science et le temps de l'urgence médicale. Aujourd'hui, on nous dit tout ira mieux demain ou après-demain quand on aura inventé le téléphone de "demain", ou dans 10 ans quand on aura validé la seconde étude épidémiologique. Or, le problème, c'est que moi je vis ici et maintenant et que j'aimerais qu'on me dise comment me protéger ici et maintenant des pollutions d'aujourd'hui... » souligne le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l'ASEF.
En 2009, l'association a participé aux « Grenelles des Ondes » et a proposé la mise en place de mesures de précaution rapides. « Au niveau individuel, il est possible de limiter l'impact des ondes en utilisant son portable de manière "intelligente" c'est à dire en utilisant un kit main libre ou encore en interdisant à ses enfants d'en utiliser un, puisque chez eux les ondes pénètrent beaucoup plus loin dans le cerveau. Bien sûr pour pouvoir agir ainsi, les gens doivent être informés de façon transparente.». Au niveau collectif, le débat porte sur l'impact des antennes relais. « Compte tenu de l'inquiétude des patients par rapport à celles-ci (procès, démontage d'antennes-relais), il est important de mettre en place un véritable débat public fondé sur la transparence notamment en rendant publique une cartographie du bain d'ondes que subissent les gens en fonction de l'endroit où ils se trouvent. Les opérateurs peuvent aujourd'hui fournir de telles données » recommande le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l'ASEF. Depuis plusieurs années, l'ASEF se mobilise par rapport à la prolifération des antennes relais sur les toits des HLM - les locataires n'ayant pas leur mot à dire, les opérateurs s'implantent beaucoup plus facilement (et souvent à moindre frais) que sur les copropriétés où chaque propriétaire doit donner son accord..
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l'interview du Dr Patrice Halimi sur l'impact des ondes électromagnétiques sur la santé en suivant ce lien.
L'Association Santé Environnement France, qui rassemble aujourd'hui près de 2 500 médecins en France, est devenue incontournable sur les questions de santé-environnement. En 2011, l'association a choisi de se concentrer plus particulièrement sur la biodiversité-santé.
Rappelons que Pascal MONTECOT, a refusé une salle de réunion aux associations AD3P, ANEC, Hirondelles de Pélissanne, privant ainsi les Pélissannais d’informations sur le sujet de l’émission télévisée de ce soir. L’ASEF nous avait marqué son accord de participation à cette réunion.