Lettre ouverte au journal « La Provence »
Votre édition de ce jour consacre une page entière aux commémoratifs de la libération de Salon de Provence. Par contre pas la moindre ligne sur la cérémonie qui s’est déroulée hier, à 17 h30, au monument des « martyrs de la Résistance » au Val du Cuech.
Nul doute que votre priorité rédactionnelle, était le côté « parade » avec une « représentation américaine » importante. Peut-être aurons-nous un « petit encart » sur le Val de Cuech, dans les jours qui viennent.
Vous avez, tout comme les « maitres de cérémonie » de cette commémoration, une mémoire sélective. Pourquoi y a-t-il eu un « coup de gomme » sur les F.T.P. (Francs Tireurs Partisans) ? Sur les « tractions » participant à cette commémoration, un seul sigle celui des F.F.I. (Force Française l’intérieur). Le devoir de mémoire, c’est aussi rendre hommage aux F.T.P., car ILS ont EXISTE, avant la fusion avec l’armée secrète (29 décembre 1943), mais aussi après jusqu’à la libération.
Par de telles attitudes, vous continuez ainsi à entretenir l’amalgame entre les horreurs commises au nom du « père du Peuple », avec la complicité des apparatchiks staliniens et tous ceux, toutes celles, qui ont cru à un monde meilleur, à une « autre société », et qui ont tout sacrifié dans cet immense espoir.
Etant présent lors de cette cérémonie, j’ai également constaté l’absence (à moins d’avoir mal vu) de représentants OFFICIELS de ma commune (Pélissanne), pourtant le nom de deux Pélissannais figure sur le « mémorial » : BLAISE Jean, tombé à la libération d’Eyguières, PERASSI Gaston, fusillé à Sanilhac (Ardèche). Il n’est même pas venu à l’esprit du maire de Pélissanne et de son délégué aux anciens combattants de se faire représenter et déposer une gerbe à la mémoire de ces concitoyens tombés pour la France !
Gilbert LAURENT, président des Hirondelles de Pélissanne