Le conseil municipal du 16 décembre 2010 a approuvé à l’unanimité, la création d’une commission communale pour l’accessibilité aux personnes handicapées (loi n° 2005-102 du 11 février 2005) dont le but est de « dresser un état des lieux de l’accessibilité du cadre bâti existant, de la voirie, des espaces publics et des transports et d’organiser le recensement de l’offre de logements accessibles aux personnes handicapées. Elle doit établir un rapport annuel présenté en conseil municipal et faire toutes propositions utiles de nature à améliorer la mise en accessibilité de l’existant ».
Notons, au passage, la fulgurante réactivité de notre maire, 5 ans pour créer la dite commission !!! Nous retrouvons également le même immobilisme en ce qui concerne l’équipement de notre commune en défibrillateurs (*)… alors que de plus en plus de communes s’en équipent, notre maire attend, lui, que des associations en fassent cadeau à la commune !
Cette commission va avoir du pain sur la planche…
Nous tenons à attirer son attention sur les différentes interventions (restées sans réponse) que nous avons faites sur ce sujet.
En date du 15 octobre 2009 nous avons interpelé le maire sur :
- l’inaccessibilité aux panneaux d’informations situés devant la mairie (lecture impossible pour un citoyen en fauteuil roulant, et pour un citoyen de taille standard il faut un escabeau et une loupe pour lire les arrêtés municipaux, dépôts de permis de construire, etc. Tout récemment les panneaux ont été déplacés :
Monsieur le maire, nous vous invitons à vous asseoir sur un fauteuil roulant et essayer de lire vos publications ! Il est toujours extrêmement difficile pour un citoyen de taille standard, possédant une excellente vue, de lire les publications posées tout en haut du tableau…
- le fait que l’étroitesse des trottoirs sur une portion de la rue de la République, du cours Carnot, contraint également les parents avec une poussette ou un landau à descendre sur la route.
- Le fait qu’une partie du bd Gambetta (côté pair) a été squattée – avec obligatoirement son accord - par l’étal d’un commerçant, contraignant ainsi les citoyens en fauteuil roulant, les parents avec une poussette où un landau, à descendre également sur la route.
Faudra-t-il un accident pour que le maire prenne les dispositions qui s’imposent ?
- La possibilité de « partager » avec une place « handicapés » l’emplacement réservé aux livraisons devant la pharmacie de la place Pisavis.
Rappelons également qu’avec la « défiguration » en 2005 de la place Eric Croux, le maire a fait supprimer la rampe d’accès à l’église St Maurice.
la place Eric Croux avant le "massacre à la tronçonneuse" et sa "défiguration" qui ont coûté plus d'un million d'euro, aux contribuables pélissannais, car suite aux actions menée par plus de 2000 d'entre eux, le Conseil Général avait "retiré ses billes". Les dépassements de budget ont également pour conséquences l'état actuel dans lequel se trouve la rue de la République, avec ses refoulements d'égouts !
Rappelons également que sur ce dossier le maire de Pélissanne a été condamné pour "excès de pouvoir" : la demande d'organisation d'un référendum était bien recevable, hélas les travaux étaient terminés. Encore un exemple des pratiques du maire de Pélissanne !
Les pélissannais ne manqueront pas de compléter cette liste non exhaustive
(*) La proposition du député Renaud MUSELIER
Proposition de loi tendant à généraliser l'installation de défibrillateurs dans les lieux recevant du public
9 mars 2009
M. Renaud Muselier (UMP, Bouches du Rhône), et plusieurs de ses collègues députés, viennent de déposer une proposition de loi tendant à généraliser l'installation de défibrillateurs dans les lieux recevant du public.
L’exposé des motifs rappelle que 40 000 à 60 000 personnes décèdent chaque année en France d’un arrêt cardiaque respiratoire extrahospitalier. Selon l’Inserm, une intervention rapide grâce au massage cardiaque et au défibrillateur pourraient permettre de sauver près de 5 à 10 000 vies supplémentaires chaque année.
Depuis le décret n° 2007-705 du 4 mai 2007 relatif à l’utilisation des défibrillateurs automatisés externes par des personnes non médecins et modifiant le code de la santé publique, « toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatisé externe répondant aux caractéristiques définies à l’article R. 6311-14 » (art. R. 6311-15).
Il convient désormais d’encourager leur installation dans les lieux recevant du public, estiment les auteurs du texte. L’objectif de la proposition de loi est de favoriser une couverture optimale du territoire en équipant les lieux publics dans lesquels les accidents sont les plus importants, les risques potentiels les plus élevés et le public le plus nombreux.
Il reviendrait aux Agences régionales de santé d’inciter à l’installation des défibrillateurs cardiaques, de veiller à la cohérence dans le choix de lieux clairement identifiables par la population sur le territoire régional et de développer des actions de formation de la population aux gestes qui sauvent.
Ne s’agissant que d’une proposition de loi, nous vous laissons imaginer le temps qu’il faudra à notre bon maire, avant qu’il ne se décide à investir dans cet appareil permettant de sauver des vies !