Le 13 janvier, l’Agglopole Provence a tenu à la salle Malacrida une réunion sur le « tri sélectif ».
Lors de cette réunion nous avons posé la question suivante
Réponse du maire de Pélissanne : la réunion de ce jour est consacrée au tri sélectif, il a également précisé que le cout d’un container enterré était de l’ordre de 15.000,00 €.
Cette réponse ne nous convenant pas, nous avons adressé dès le lendemain, un courrier au maire, ainsi qu’au président de l’Agglopole en formulant de nouveau notre interrogation.
Ci après la réponse que nous venons de recevoir de l’Agglopole Provence.
Nul besoin de préciser que le maire de Pélissanne n’a pas répondu à notre correspondance.
Nos remarques par rapport à la réponse de l'Agglopole Provence :
- Nous constatons que ce type d’investissement relève de la compétence de la commune et donc d’une décision du conseil municipal.
- Nous constatons qu’aucune étude n’a été entreprise par la « majorité municipale ». Est-ce trop demander à ces dames et ces messieurs, que de faire effectuer une étude sur l’implantation de containers enterrés à certains points de notre village.
Pour le vice-président de l’Agglopole « le gain potentiel sur les fréquences des collectes (déjà faibles) ne permettrait pas d’amortir même sur le long terme les investissements consentis ». une telle affirmation signifierait-elle qu’une étude a été réalisée. Si tel était le cas, il serait intéressant que celle-ci soit mise à la disposition des contribuables, c’est cela aussi la « transparence ».
Il peut y avoir également un moyen de rentabiliser l’investissement : celui de mettre à contribution les sociétés PRIVEES qui ont en charge les déchets ménagers. Qui pourrait oser affirmer qu’elles n’ont pas les moyens ? La presse a fait suffisamment écho de chiffres avec les « affaires » qui préoccupent la « communauté Marseillaise ».
Faut-il également rappeler qu’ECO-EMBALLAGES, la société qui se charge du tri sélectif a été pris la main dans de sac des fonds à risques. C’est plus de 60 millions qui avaient été placés dans des « paradis fiscaux ». Ce qui avait d’ailleurs valu la colère de Jean-Louis BORLO qui «n’acceptait pas que 60 millions d’€ destinés aux collectivités locales soient placés dans un paradis fiscal ».
Ce qui n’a pas empêché le Gouvernement de renouveler jusqu’en 2016 l’agrément d’ECO-EMBALLAGES.
Rappelons que les fonds d’Eco-Emballages proviennent des 47 000 entreprises membres qui lui reversent la redevance payée par le consommateur sur chaque emballage. L’organisme à un statut de société anonyme et l’Etat, qui pilote le dispositif, n’en détient pas une seule action. Mais il participe aux conseils d’administration au titre de « censeur d’Etat », ce qui lui permet d’assister aux réunions sans se mêler de la gestion. La preuve : le censeur n’a pas empêché Eco-emballages de se livrer à ces placements. C’est bien la démonstration qu’un éco-organisme ne peut pas être confié au privé ou qu’il faut une autorité de régulation publique avec un vrai pouvoir de sanction.
Eco-emballage est imposé au communes par le plus haut niveau de l’Etat, certes, mais que font les maires pour mettre un terme à de telles pratiques, c’est pourtant un sujet qui devrait faire l’UNANIMITE, indépendamment de la « couleur politique » de la municipalité.
POURQUOI CE CONSENSUS DANS L’INACTION ?
Les poubelles du Caire font survivre plus de trente mille personnes.
Nos poubelles feraient-elles vivre quelques centaines de Maire ?