c'est à partir de divers sites consacrés aux "50 objets de notre enfance", que j'ai repris les principaux objets qui ont marqué mon enfance et mon adolescence.
Avec ces images celles et ceux de ma génération, se retrouveront certainement.
LE VERRE GIGOGNE DURALEX
Depuis la seconde moitié des années 40 jusqu'à nos jours, des milliers d'écoliers ont déjeuné à la cantine en buvant dans ce verre gigogne de Duralex. Ce verre remporte un franc succès dans les années 60 et sera même récompensé par un spot publicitaire à sa gloire. Dans les années 70, le verre gigogne de Duralex se vend même dans 120 pays. Comme de nombreux enfants, vous vous êtes sûrement amusé(e) à lire votre âge au fond de votre verre... En réalité, ce nombre correspond au numéro du moule dans lequel le verre a été fondu. Il en existe seulement 48. Ainsi, par exemple, si vous découvrez un numéro 63 au fond de votre verre, c'est qu'il ne s'agit pas d'un Duralex !
LES MISTRALS GAGNANTS
Complètement disparus aujourd'hui, les mistrals gagnants avaient pourtant la faveur des enfants et des adolescents des années 60. Le nom ne vous dit peut-être rien, mais vous avez déjà forcément goûté à cette petite poudre sucrée et acidulée déposée dans un sachet, et qu'il fallait aspirer avec une paille de réglisse. en ouvrant le pliage en bas au dos du sachet, l'on découvrait si son sachet était perdant ou gagnant. Dans ce dernier cas, l'on pouvait obtenir un nouveau sachet de poudre gratuitement.
En 1985, le chanteur RENAUD en a fait le titre d'une chanson, restée comme l'une de ses plus belles compositions. je n'ai pas pu trouver la moindre photo d'un sachet de mistral !
LES ROUDOUDOUS
vous vous en souvenez sûrement... peut-être les appeliez-vous autrement, mais ces petits bonbons au sirop coulés dans de véritables petites coquilles de coques, d'huitres ou de moules, ont ravi de nombreux enfants. Ces délicieux petits bonbons se dégustaient en léchant directement l'intérieur de la coquille.
Aujourd'hui, on trouve toujours des roudoudous, mais en général les coquilles sont en plastiques.
LE BATON DE REGLISSE
Ces petis bâtons d'une dizaine de centimètres ont régalé de nombreux enfants. Ces friandises peu sucrées étaient machées pendant des heures par les amateurs.
Ils sont toujours disponibles aujourd'hui et sont souvent mâchés par les fumeurs qui essayent d'arrêter le tabac.
LE CHOCOLAT EN POUDRE BANANIA
Qui n'a pas eu sur sa table de petit déjeuner une boite de Banania, sur laquelle figurait un homme noir se délectant du produit et le célèbre slogan : "Y'a bon Banania".
D'après la légende, ce slogan aurait été choisi grâce à un employé d'origine sénégalaise. Après avoir goûté le produit, il aurait déclaré :"Y'a bon Banania". Mais au cours des années 70, la marque, créée en 1912, a connu de nombreuses critiques au sujet de ce slogan, jugé porteur de stéréotypes raciaux et colonialistes.
En 1968, Banania représentait 30 % des ventes de chocolat en poudre sur toute la France. Aujourd'hui, la marque est beaucoup moins populaire et ne représentait plus que 8 % des ventes en 2008.
LE PUPITRE D'ECOLIER
Des générations d'écoliers se sont installées deux par deux sur leur pupitre en bois.
Le plan de travail incliné s'ouvrait par le dessus, permettant ainsi de ranger livres et cahiers.
Ce pupitre présentait l'avantage d'intégrer un banc, un encrier et une cavité pour ranger le porte-plumes et les crayons.
L'ENCRIER
Ce petit gobelet en céramique qui servait d'encrier était inséré dans les pupitres (Cf. les deux trous que l'on voit sur la photo précédente).
Le maître ou la maitresse, conservait la bouteille d'encre dans son placard. Un écolier était chargé de l'alimentation de l'encrier.
LA PLUME SERGENT MAJOR
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Les petits écoliers des années 50 et 60 s'entrainaient quotidiennement à l'écriture avec les pleins et les déliés, en fonction de la pression exercée sur la plume.
Pour ces élèves, "Sergent Major" restent immanquablement lié à l'écriture.
LE BUVARD
Le papier buvard ou simplement le buvard permettait de sécher l'écriture lorsque l'on écrivait à l'encre avec une plume, évitant ainsi de provoquer des tâches et maculatures. Le buvard, a constitué au début du XXe siècle un support publicitaire de choix et les buvards sont devenus des objets de collection.
LES PREMIERS STYLOS BIC
Lorsque les stylos à bille Bic apparaissent en 1958, une vraie révolution s'opère dans le monde de l'écriture : il n'est plus nécessaire de transporter, buvard et encre pour écrire.
Mais c'est seulement en 1965 que les petits écoliers ont le droit de les utiliser à l'école.
LE POSTE A LAMPES
Le poste à lampes permettait de recevoir la radio. Mais ce poste était encombrant et il fallait attendre qu'il chauffe pour fonctionner.
Dès 1950 le transistor fait son apparition : il est portable, pratique et ses ondes sont modulables. Cependant de nombreuses familles ont conservé leur poste à lampes pendant encore de longues années.
LES 45 TOURS
Les disques 45 tours (ainsi nommés car ils tournaient à 45 tours par minute) ont été créés à l'origine pour alimenter les juke-box. Leur gros trou central permettait au bras mécanique du juke-box de les saisir et de les placer sur la platine.
Les 45 tours comportaient généralement quatre titres (deux sur la face A et deux sur la face B) et ont rencontré un succès très important chez les jeunes dans les années 60, notamment grâce à l'avènement du tourne-disques.
LE TOURNE-DISQUES
Successeur du phonographe, le tourne-disques a connu un grand succès, notamment parce qu'il s'agissait de l'un des seuls moyens d'écouter de la musique de façon individuelle et selon les envies de chacun.
Les mange-disques ont également marqué leur époque, dans les année 70 : il suffisait d'insérer le 45 tours par la fente sur le devant pour écouter son disque préféré.
Les DJ d'aujourd'hui utilisent encore des platines de tourne-disques leur permettant de stopper, accélérer ou répéter une partie de la chanson.
Les tourne-disques sont aujourd'hui très recherchés par les collectionneurs.
LE MAGNETOPHONE A BOBINES
A l'éqoque, les magnétophones fonctionnaient avec des bobines qu'il fallait installer et raccorder entre elles. Malgré la difficulté, les magnétophones ont pour la première fois permis de conserver des sons, une mémoire autre qu'une mémoire écrite.
En 1963 Philips invente la cassette qui viendra progressivement remplacer les bobines au cours des années 70.
LE SCOPITONE
Le scopitone, c'était cette grosse machine qui permettait de voir les premiers clips ! chaque machine pouvait contenir 36 vidéos de chansons yé-yé du moment.
Avant de se frotter au cinéma, Claude Lelouch a réalisé de nombreux petits films pour scopitone, tournés avec peu de moyens en un temps record.
LA TELEVISION EN NOIR ET BLANC
Dans les années 50 et 60, la télévision en noir et blanc est en pleine expansion. Le nombre d'émissions et d'heures de retransmissions augmente.
En 1964, on passe d'une chaîne à deux chaînes en noir et blanc... La même année, Noëlle Noblecourt, présentatrice de "Télé Dimanche", est renvoyée pour avoir montré... ses genoux !
LE FLIPPER
Le flipper est un élément très marquant des années 50 et 60 et il est le symbole de cette jeunesse qui passait des heures à jouer dans les cafés.
En 1960 la partie de "flip" c'était 20 cts (20 anciens francs).
En 1969, le flipper connaîtra son heure de gloire puisqu'il sera l'un des "personnages" principaux de l'opéra rock "Tommy" du groupe anglais The Who.
LES TRICOTINS
Beaucoup de jeunes filles des années 50 et 60 ont commencé le tricot avec ce petit appareil : le tricotin.
Il permettait de tricoter en rond et de confectionner des tubes, des bracelets, des tresses.
Toujours en bois et souvent à l'effigie d'un personnage, les tricotins se trouvent aujourd'hui en plastique ou sous forme mécanique.
LA LESSIVE BONUX ET SES CADEAUX
La lessive Bonux a fait son apparition en 1957 aux Etats-Unis sous le nom de Bonus. En
1958, elle devient Bonux. Mais la concurrence de Mir ou Omo est déjà importante et il
faut se démarquer : Bonux deviendra "la lessive aux cadeaux".
En 1960, un petit garçon dessiné fait son apparition sur les paquets de lessive : Bonux Boy, qui présente toutes les utilisations possibles de cadeaux à gagner...
Le succès ne se fait pas attendre : lorsque Bonux atteint sa plus forte côte de popularité, plus de 500 cadeaux sont proposés aux clients. Et l'expression "cadeau Bonux" passe même dans le langage courant ! Les cadeaux Bonux ont finalement disparu en 1990.
A Grenoble, dans les années 50/60 les établissements Javador avaient eu aussi adopté le cadeau dans leurs paquets de café : cows-boys, indiens, cheveaux, diligences en matière plastique...
LES BOUTEILLES A CONSIGNE
Tous les jeunes des années 50 et 60 ont vu sur la table du déjeuner ou du dîner cette fameuse bouteille de vin étoilée... et la plupart ont dû rapporter à la consigne les bouteilles une fois vides, ou essayer de "gratter" par çi, par là, quelques bouteilles pour se faire un peu de "l'argent de poche". Au moment des fêtes les bouteilles les plus "recherchées" étaient celles de champagne, car elles étaient "déconsignées" 3 ou 4 fois plus cher que les bouteilles de vins !
Les étoiles, qui entouraient le goulot, permettaient d'identifier les bouteilles de vins acceptées à la consigne. Lorsque la bouteille était ramenée, elle était remboursée et réutilisée.
LE MECCANO
Meccano est un jeu de construction à base d'éléments à l'origine entièrement métalliques.
Tout commence en 1898 à Liverpool, dans le petit atelier où Franck Hornby s'amusait à inventer un jeu de construction à base de vis et d'écrous pour ses enfants ! Il donne ainsi naissance au système MECCANO breveté en 1901.
Il existait des boites complètes numérotées, par ordre de nombre de pièces croissant, de 0 (boîte d'initiation) à 10 (coffre muni de trois tiroirs de pièces, le seul de la gamme à être en bois et non en carton). Des boîtes complémentaires, où ces numéros étaient accolés au suffixe A, fournissaient le complément de pièces permettant de passer d'une boîte à la suivante. Ainsi les pièces de la boîte n° 2, complétées de celle de la boîte 2A, fournissaient au total l'équivalent d'une boîte n°3.
LES BILLES ET CALOTS
Dans les années 50 et 60, ce sont surtout les jeunes garçons qui s'amusent avec leurs billes dans les cours d'école. Parmi une grande majorité de billes en verre se trouvaient encore certaines billes en chaux et ciment artificiel, appelées "billes en terre".
Les calots c'étaient les grosses billes qui faisaient 3 ou 4 fois la grosseur des billes ordinaires. Certains d'entre vous se souviendront peut-être des parties de pyramide qui occupaient le moment de la récréation : un joueur assis à terre, les jambes écartées et au milieu une pyramide constituée de 4 billes... à une dizaine de pas, un tireur, celui-ci gagnait la pyramide lorsqu'il la faisait s'écrouler...
LE HULA HOOP
Ce jeu, apparu à la fin des années 50 aux Etats-Unis, a été très populaire auprès des petites filles dans les années 60.
Il s'inspire, à l'origine, d'un cercle en bambou utilisé en Australie pour faire de l'exercice.
Mais le Hula Hoop est constitué d'une nouvelle matière plastique : le Marlex. Dès la première année, en 1958, 40 millions de petits Américains possèdent leur propre Hula Hoop.
LE SOLEX
Au départ, le concept du Solex était d'ajouter un moteur à un vélo classique. Il est créé en 1949, mais c'est dans les années 60 que sa popularité explose considérablement.
Au cours de l'année 1965, on estime qu'il s'est vendu 1500 Solex par jour.
Aujourd'hui, les amateurs organisent encore des courses de Solex, devenus de véritables pièces de collection très recherchés.
LA VESPA
A la fin de la seconde guerre mondiale, Enrico Piaggo souhaite créer un deux-roues motorisé accessible au plus grand nombre de personnes possibles :la Vespa. En Italien, Vespa signifie "guêpe", ce qui caractérise bien le bourdonnement unique de son moteur.
Les premiers modèles sont créés dans les années 40, et le succès est rapidement au rendez-vous. De nombreux pays construisent des Vespa, y compris la France, qui préfère placer le phare avant sur le guidon, plutôt que sur le garde-boue, comme c'est le cas sur la version italienne. La Vespa reste l'un des symbole les plus populaires des années 50 et 60. Les stars comme les ouvriers, mais aussi les cadres, roulaient en Vespa ! Dès 1951, le petit scooter apparaît sur des calendriers à son effigie et il s'offre même le luxe de figurer sur l'affiche du film "Vacances romaines" avec Gregory Peck et Audrey Hepburn, en 1953.
RENAULT 4 CV
La Renault 4 cv, surnomée la 4 pattes, symbolise le retour de la paix et de la prospérité car elle est la première voiture française accessible au plus grand nombre. La 4 cv est la voiture la plus vendue en France jusqu'à 1955. c'est la première française à atteindre une production d'un million d'exemplaire !
MAIS AUSSI, DES JEUX D'EXTERIEUR, QUI NE COUTAIENT RIEN AUX PARENTS :
LA CARRIOLE SUR ROULEMENTS A BILLES
Constituées d'un châssis de planches de bois cloutées et récupérées un peu partout, les carrioles étaient montées sur 4 roulements à billes, ustensiles plus difficiles à se procurer.
Les deux roulements arrières étaient montés sur un chevron fixe cloué sous le chassis.
Les deux roulements avant étaient également montés sur un chevron articulé qui permettait de diriger la carriole. La carriole était conduite soit avec les pieds, soit avec une corde semblable à des rennes de chevaux que nos bras aidaient à la manoevre afin de soulager l'effort de nos jambes, en particulier dans les virages serrés. Le freinage s'effectuait au moyen d'un palonnier (placé à droit ou à gauche du chassis) avec en bout un morceau de pneu de vélo.
LES COURSES DE ROUES DE VELO
Récupérées chez le "cycliste" (l'artisan qui vendait et réparait les vélos) du coin, les jantes de vélo, démunies de leurs rayons, nous permettaient d'occuper les jours de vacances.
Avec une tige de fil de fer d'une cinquantaine de centimètres, auquel nous donnions la forme de U en bout, nous poussions ainsi la roue du vélo, en courant.
LE TOUR DE FRANCE
Le tour de France cycliste était aussi pour nous l'occasion d'organiser notre "tour de France".
Un parcours d'une dizaine de centimètres de large et de plusieurs mètres de long, tracé à la craie, sur le bitume de la cité, deux ou trois cases "prison" renvoyant à la case "départ", des capsules de bouteilles de bière, auxquelles nous rajoutions de la peau d'orange, pour les alourdir... et le départ était donné, il suffisait de pousser la capsule d'un coup d'index, appuyé sur le pouce, chaque joueur avait droit à trois coups, et s'il "mordait" le bord du parcours il revenait à sa place, venait alors le tour du joueur suivant...