La Provence (édition Marseille) d’aujourd’hui.
Henri MERINO a marqué le mouvement syndical marseillais, a permis l’émergence de militants qui se sont retrouvés dans ce que l’on appelle le syndicalisme de masse et classe, qui aujourd’hui fait lourdement défaut dans notre paysage syndical.
Henri fait partie des militants qui ont toujours su faire la différence entre compromis et compromission. Entre sa carrière bancaire et la défense des intérêts des travailleurs, il a fait son choix.
Il a mené en permanence le combat pour le respect de la dignité humaine, contre l’injustice, contre le racisme et la xénophobie.
Henri, m’a fait découvrir le syndicalisme et la politique lorsqu’en 1972 j’ai débarqué à Marseille.
La disparition d’Henri, c’est pour moi comme pour d’autres camarades une grande perte.
S’il était physiquement affaibli par ses problèmes de santé, sa vivacité politique était toujours intacte.
J’ai pu le constater, lorsque le 17 décembre, nous nous sommes rencontrés et avons échangé nos souvenirs « d’anciens combattants », notre analyse sur la situation politique.
Henri, Personne n’oubliera, ce que tu as fait pour non seulement pour les employés de banques, mais également pour les travailleurs d’autres professions.
Et le meilleur hommage que nous puissions te rendre, c’est de ne pas baisser les bras, et continuer le combat contre l’injustice.
Camarade, tu seras toujours présent à nos côtés.
Gilbert LAURENT