Le conseil municipal du 28 mars 2012, a adopté par 21 voix pour et 7 abstentions (Objectif Pélissanne) la résolution n° 17 concernant le projet du changement du Coefficient d’Occupation du Sol pour les zones 1AUb4 et 1AUb1, dit que le projet de modification simplifiée et l’exposé des motifs seront mis à la disposition du public pendant une durée d’un mois ainsi qu’un registre permettant au public de formuler ses observations, et précisé que l’approbation de la modification simplifiée du PLU interviendra par délibération motivée du Conseil Municipal.
Nous venons, comme quelques Pélissannais, de découvrir l’avis au public apposé sur le mur de la mairie face au CCAS, annonçant cette « opération ».
Cet avis au public a fait l’objet d’une publication dans la rubrique « annonces légales » de la Provence.
Toutes celles et ceux qui ne lisent pas quotidiennement La Provence, toutes celles et ceux qui ne passent pas régulièrement devant le C.C.A.S. n’auront donc pas connaissance de l’opération et ne pourront donc pas apporter leurs éventuels commentaires.
De plus, les jours et heures d’ouverture de l’accueil de la mairie (du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et 13 h 30 à 17 heures) excluent d’office tous les salariés, sauf à ce que leur employeur acceptent de les « libérer », et dans ce cas combien accepteront de le faire, sans retenue de salaire ? Et pas le moindre mot sur le site Internet de la mairie,qui comme on peut le constater est bien à jour, puisqu'à la rubrique URBANISME l'on peut lire (dernier phrase) : "prochaine étape : l'approbation du PLU en Conseil Municipal du mois de mars 2011 "?
Voilà encore un exemple de la conception de la démocratie de notre maire candidat à la députation !
Il pourra ainsi affirmer que son projet a été approuvé avec le soutien massif de la population, puisqu’il n’y a eu que peu de remarques.
Un maire normal, de plus candidat à la députation, soucieux du fonctionnement démocratique des institutions, soucieux de la participation de ses concitoyens à la vie de sa commune aurait utilisé le maximum de moyens de communication (notamment « la lettre du maire », un affichage dans tous les commerces du village, organisé une réunion/débat publique) et non agi en catimini comme présentement.
Pourquoi ou plutôt pour qui cette modification du PLU dans ces 2 zones ? Pour « régulariser » les constructions en cours depuis plusieurs mois tant sur le quartier des Pesquiers, que sur celui du chemin d’Aix ?
Pourquoi cette modification alors que le Président sorti, a autorisé une augmentation du COS de 30 % qui peut être réalisée sous 4 conditions :
- Le terrain doit être situé dans une commune couverte par un PLU/COS
- être situé dans une zone urbaine ou à urbaniser d’un PLU/POS
- être règlementé par un COS
- Et le Conseil Municipal ne doit pas s’être prononcé contre (cette question va sans doute être mise à l’ordre du jour du Conseil du samedi 30 juin à 9 heures).
Ces deux zones sont bien dans un secteur A Urbaniser, alors pourquoi cette précipitation ? Etait-ce une urgence ? Certainement pas, voici ce que nous pouvons lire dans le rapport de présentation du PLU (diagnostic socio-économique)
Avec 4,15 % de logements vacants, la commune de Pelissanne ne dispose pas actuellement d’un parc de logements vacants qui lui permette une bonne rotation de son parc de logement global sur l’ensemble de la commune. Effectivement, non seulement ce taux a diminue de moitie ces 20 dernières années dévoilant une forte pression foncière et un marche tendu, mais le processus s’est amplifie corrélativement à des mutations liées aux comportements sociaux de la population telle que l’augmentation des familles
monoparentales, le vieillissement de la population….
Il existe donc un phénomène de décohabitation a l’échelle de la commune qui, couplé a un faible taux de vacance, risque d’entrainer a terme une inadéquation du parc de logement, avec particulièrement une déficience de l’offre en petits logements de type T1, T2.
Or, il existe des espaces potentiels à reconquérir au sein du tissu urbain :
- Il existe, tout d’abord, un certain nombre de dents creuses présentes à la périphérie immédiate du centre villageois, en zone urbaine et qui permettraient d’accueillir cette typologie de logements.
- Ensuite, on dénombre des bâtiments abandonnes, notamment dans le centre ville et qui, par leur réhabilitation, seraient en capacité de répondre a la fois a une demande de petits logements tout en préservant les caractéristiques architecturales de qualité propres à la commune et au centre ville.
Cette nouvelle augmentation du C.O.S. dans ces deux zones où il a déjà été fortement augmenté, ne peut que favoriser et accroitre la spéculation immobilière.
Oui, monsieur le candidat à la députation, nous n’avons pas les mêmes valeurs. Et apparemment nous ne sommes pas les seuls. Voici, ce que disait Nicolas ISNARD dans la Provence du 2 juin : « les questions d’urbanisme et de transports sont primordiales. J’en veux pour exemple le pays salonais où l’on construit n’importe où et n’importe comment, sans préparer notre territoire, sans réfléchir suffisamment aux infrastructures publiques d’accueil. Accueillir, c’est bien. Mais accueillir bien c’est mieux ».
Nous ne pouvons que partager ce point de vue, en opposition totale avec les pratiques montécales.
Non Pascal MONTECOT, n’a pas sa place à l’Assemblée Nationale, Alors le 10 et 17 juin, ne lui accordez surtout pas votre suffrage !