L’appel d’Eric CANTONA à faire « sauter la banque », a provoqué de l’émoi dans la classe politique, et chez les banquiers.
Les réactions de ceux qui ont le pouvoir économique ou politique sont significatives, car ce ne sont pas les chances de réussite de l’opération qui les ont effrayés, mais l’émergence d’actions qui sortent des « sentiers battus ».
Pour Christine LAGARDE « il y en a qui jouent magnifiquement au football, à chacun métier… »
Et elle sait de quoi elle parle quand elle affirme cela, c’est une pro de l’économie, faisant preuve d’une grande clairvoyance. Le 20 août 2008 n’a-t-elle pas déclaré « je pense que le gros de la crise est derrière nous ».
Et pour notre MARTINE nationale « punir les banques pour leurs excès, n’est pas une bonne réponse et reviendrait à marquer un but contre son camp, il faut mettre les banques à contribution, il faut des règles… » Elle a oublié d’ajouter « il faut moraliser le capitalisme ».
« Coup médiatique » de la part de CANTONA ? Provocation ? Quelle que puisse être la réponse que les uns et les autres peuvent apporter, cela démontre une fois de plus l’impact que peut avoir l’intervention des « people » sur la scène politique.
Cette « opération » ne pouvait réussir, et tous les pourfendeurs le savaient bien, et ce pour plusieurs raisons :
- Ce type d’action, s’adresse tout d’abord à ceux qui ne « tirent pas le diable par la queue » pour finir le mois, quand ce n’est pas pour le commencer.
- Il n’y a quasiment plus de guichet espèces dans les banques, celles et ceux qui ne possèdent pas de carte bancaire, sont donc contraints d’utiliser la carte spécifique de retrait qui leur est remise à l’accueil du guichet détenteur de leur compte pour ensuite accéder au distributeur de billets. De plus pour des retraits supérieurs à 1.500,00 € il faut prévenir au minimum 48 heures à l’avance.
- Cela pose également des problèmes de sécurité, fixer un jour précis, facilite la « proie » d’éventuels agresseurs
- Ceux qui ont un peu de « liquidités » d’avance, ne les laissent en général pour sur leur « compte courant » mais les placent sur un ou des comptes d’épargnes disponibles ou non.
- Le titulaire du compte doit avoir une parfaite maîtrise de sa gestion, notamment s’il a des prélèvements automatiques ou non, afin d’éviter des rejets, doit être en mesure de faire un point sur les chèques émis et non présentés afin d’éviter de se retrouver « interdit bancaire ».
L’idée lancée par CANTONA est à creuser, pas pour mettre les banques à payole, mais pour exercer un contre pouvoir face aux abus dont nous sommes quotidiennement victimes : frais excessifs et injustifiés tant pour les comptes de particuliers que pour les « comptes professionnels » imposés aux commerçants et artisans : frais de tenue de compte, commission de mouvements, commission de découvert, difficultés pour bon nombre d’entre eux à obtenir un crédit, etc.
Pour mettre un terme au scandale des crédits renouvelable (crédit revolving) et leurs taux 10 fois supérieur à celui de l’inflation), aux taux excessifs des crédits à la consommation, etc.
Avec les moyens modernes de communication notamment l’envoi de SMS, des actions ponctuelles et d’envergure peuvent être organisées, préparées, étalées sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines afin de rassembler un maximum de citoyens.
Les « people » comme CANTONA, s’ils veulent être crédibles, éviter que l’on mettent en cause leur bonne foi, comme vient de la faire Roselyne BACHELOT, en rappelant que l’épouse d’Eric a tourné une PUB (crédit immobilier) pour LCL, doivent montrer l’exemple : qu’attendent-ils pour retirer ne serait-ce que la moitié de leurs avoirs de leurs banques et les déposer des BANQUES SOLIDAIRES, dans ces BANQUES QUI FINANCENT PRINCIPALEMENT les micro crédits, à le faire savoir, à le populariser, à encourager ce type d’initiative ?
Si vous ne l’avez déjà fait, nous vous invitons à visionner l’excellent documentaire (il dure une quinzaine de minutes) consacré à la création de la monnaie : www.bankster.tv