Parmi les questions à l’ordre du jour du conseil municipal d’hier, le « report de l’application du décret n° 2013-77 du 24 janvier 2013 relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires », a fait dire à monsieur le maire qu’il (s) était (aient) pris en otage.
Notre maire, comme tous ceux qui utilisent à la légère ce terme « être pris en otage » font preuve d’un manque de retenue, de décence, envers les otages ( et leurs familles) qui sont entre les mains d’extrémistes religieux, de fous de dieu, qui n’ont aucun respect pour la vie, et s’en prennent maintenant à des enfants !
La modification des rythmes scolaires est un problème qui ne peut et ne doit être solutionné à la va vite, en ce sens nous partageons la nécessité d’un report d’une année quant à son application, sans pour autant accuser le Gouvernement de tous les maux. Entre subir les conséquences de décisions politiques, d'actions menées par des salariés laissés sur le carreau ou défendant leurs droits ou conditions de travail , et se considérer comme OTAGE, il y a un pas que nous ne franchirons jamais.
Oui, dans l’intérêt des enfants, il est nécessaire de raccourcir les heures de classes, mais cette décision doit s’accompagner de mesures d’accompagnement, afin de ne pas transformer ce temps libre, en garderie sans aucune activité.
Ce n’est pas aux communes, ni aux parents d’élèves dont le pouvoir d’achat est déjà sérieusement raboté, de subir les conséquences financières d’une décision étatique. Et l'aide proposée aux communes (50.00 € par élève) qui mettraient en place cette réforme dès 2013, est ridicule, lorsque l’on sait que le coût de cette mesure se situerait entre 100,00 et 150,00 € par élève.
Cette mesure, comme l’a souligné Pascal MONTECOT, a déclenché une levée de boucliers, c’est vrai. Mais pour être tout à fait honnête, aurait-il fallu rappeler que lorsque que les cours du samedi matin ont été supprimés par le précédent Gouvernement, cela n’a pas occasionné une telle levée de boucliers, de tels commentaires, car cela a permis aux enseignants aujourd’hui concernés de pouvoir bénéficier de leur journée du samedi, ce qui ne dispense pas aujourd’hui le Ministre de l’éducation nationale d’une une négociation, avec eux sur les modalités d’application de cette réforme.