Nous avons lu attentivement le livre de Renaud MUSELIER « le système GUERINI » et nous ne pouvons que partager son « EPILOGUE », et notamment :
« L’affaire Guérini a montré que les plus grands scandales se nourrissent de petites compromissions. On commence par s’asseoir sur de petits principes, par amitié, par soumission ou par intérêt. .. »
« Car n’en déplaise aux amateurs de folklore, si un tel réseau a pu prospérer à Marseille, un autre similaire, pourrait tout aussi aisément prendre racine ailleurs ». (1)
« Je propose par ailleurs d’élaborer une charte éthique pour prévenir les dérives que permet le système actuel et empêcher qu’une nouvelle pieuvre étende ses tentacules dans une autre ville de France». (2)
Encore un exemple de la langue de bois, du gouffre entre les belles déclarations et leur mise en application !
(1)Le « Canard Enchainé de cette semaine révèle que Stéphanie CLEMENT, épouse du député UMP, Renaud MUSELIER est elle-même visée par l’enquête sur cette « affaire ». Que c’est un rapport de la Mission interministérielle d’inspection du logement social de janvier 2011 qui a alerté le juge Franck LANDOU. Le magistrat soupçonne trois avocats marseillais, dont la femme de MUSELIER, d’ « atteinte à la liberté et à l’égalité d’accès aux marchés publics » dans le cadre de conseils qu’ils dispensaient à l’office public municipal Habitat Marseille Provence (HMP). Ces prestations juridiques, grassement payées (735.000 euros entre 2005 et 2009), «n’ont donné lieu à aucun contrat écrit », notait la mission interministérielle. Ni à aucune publicité ni à la moindre mise en concurrence. «C’est du clientélisme à la marseillaise », philosophe un avocat.
Le rapport de cette commission serait-il un faux, pour nuire au député MUSELIER ? Si tel est le cas, il a donc du ainsi que son épouse, déposer une plainte pour diffamation !
M. MUSELIER a-t-il oublié les «affaires TIBERI, CHIRAC » et d’autres ? A-t-il dénoncé, combattu, ces pratiques avec la même véhémence ?
(2) Nul besoin d’élaborer une charte éthique, puisque celle-ci existe déjà, c’est la charte d’ANTICOR, apparemment inconnue de notre député moralisateur. Il serait tellement plus simple, plus efficace d’y adhérer et de populariser cette charte qui répond à tous les problèmes repris dans « L’EPILOGUE » de son livre !
ALORS, Monsieur MUSELIER, faire le ménage chez les autres c’est bien, mais c’est mieux quand on commence par le faire chez soi !