La conférence de presse destinée à officialiser le lancement de la pétition pour donner aux arènes de Pélissanne le nom de Michel GONZALEZ, s’est déroulée comme prévue devant celles-ci, hier à 9 heures.
Gilbert LAURENT a tenu tout d’abord à préciser que cette action citoyenne était apolitique, qu’elle n’était pas celle des hirondelles, même si l’on peut retrouver parmi les signataires quelques adhérents.
Il a également rappelé que pour lui ce type d’action qui rassemble des citoyens de toutes origines, de toutes confessions religieuses ou philosophiques, ce qui fait leur force, est un espoir. Enchainant sur une petite confidence « j’ai 66 ans, et j’ai toujours été impliqué dans ce que l’on appelle les mouvements sociaux, et dans ces moments-là, tout comme dans le moment présent, il y a une phrase qui me revient systématiquement à l’esprit, c’est celle prononcée le 28 août 1963, devant le Lincoln memorial, à Washington, par Martin Luther King : « I have a dream », j’ai fais un rêve…
Gilbert en est ensuite venu au conseil municipal du 20 juin, conseil d’entaché de nombreuses irrégularités dont la première, et pour lui la plus bégnine, est l’abus de pouvoir commis par le premier magistrat de la commune en refusant de porter à l’ordre du jour la question de l’opposition, à savoir donner le nom de Michel GONZALEZ aux arènes. «En matière d’abus de pouvoir M. MONTECOT est un récidiviste » a-t-il dit, et de rappeler que lors du conseil municipal du 21 octobre 2002, il avait fait voter une délibération pour la résiliation du bail de la petite Brulière. Cette délibération a été annulée par le Tribunal Administratif de Marseille en date du 22 décembre 2006, le juge ayant estimé que le maire avait cherché à induire en erreur les conseillers municipaux en cachant le motif réel de la délibération : le but recherché n’était pas d’aider l’Entraide à se libérer du bail qui la liait à la commune, mais bel et bien comme l’affirmait l’opposition, d’expulser le club des seniors, contre sa volonté, pour des motifs politiques. C’est d’ailleurs bien ce qu’avouait Pascal MONTECOT dans « Le Régional » du 6 au 12 mars 2003 « j’ai été patient pendant 18 mois, c’était devenu un fief politique ».
5 autres irrégularités relevées par Gilbert LAURENT et commises soit par Pascal MONTECOT, soit par son conseiller, président de l’association société taurine de Pélissanne, vont de la prise illégale d’intérêts au faux en écritures publiques et usage de faux. Le délit de faux en écritures publiques, est passible de 10 ans de prison et de 150.000,00 € d’amende, ces peines étant portées à 15 ans de réclusion criminelle et à 225.000,00 € d’amende lorsque le faux et usage de faux sont commis par une personne dépositaire de l’autorité publique (c’est le cas pour ces deux personnes).
Le président de la société taurine de Pélissanne a également fait enregistrer à la sous-préfecture d’Aix en Provence, de faux statuts, modifiés par le bureau de l’association en date du 6 juin. Cette modification n’a pas donné lieu, comme cela aurait dû, à une Assemblée Générale Extraordinaire. De plus ce n’est pas M. COLTELLI qui a signé ce document en qualité de président… mais qui donc alors ???
Qu'elle n’a pas été la surprise pour Gilbert d’apprendre, à la lecture des dits statuts modifiés que la société taurine se dénommait désormais « société taurine Paul RICARD de Pélissanne », que le siège social est aux allées de Craponne (si vous passez devant les arènes faites le tour, vous pourrez constater, qu’il n’y a pas de boites aux lettres ????) et qu’enfin les arènes sont amovibles ! Il va falloir faire appel à Obélix pour les déplacer !
NOUS AVONS DONC DEUX FAUSSAIRES AU CONSEIL MUNICIPAL DE PELISSANNE !
Pour Thierry GROSSO, sa démarche s’inscrit dans le respect de la municipalité et de la société taurine de Pélissanne dont il salue la qualité du travail qu’elle a effectué depuis plusieurs années.
Une société humaine qui ne se rappelle pas du passé, qui feint de ne pas s’en souvenir ou qui l’ignore est une société grabataire.
L’humanité existe dès lors où elle sait fédérer les nouvelles et anciennes générations autour de valeurs humaines.
Les valeurs humaines sont constituées en partie par des points de repères culturels.
Nous avons une identité dont nous pouvons être fiers.
Une identité provençale et méditerranéenne qui s’est façonnée au fil du temps comme une science qui s’est perfectionnée de génération en génération.
Cette identité n’a pas émergé du hasard.
Elle s’est construite sur de solides fondations.
Il n’existe pas d’identité sans fondations solides.
Michel GONZALEZ fut un bâtisseur qui a joué un rôle fondamental dans la construction des arènes.
Il ne faut pas confondre la société taurine de Pélissanne et la construction des arènes.
Tout enfant Michel s’est investi bénévolement pour apporter son aide à l’organisation de courses libres à Pélissanne.
Il a été la personne la plus influente de l’histoire de la course libre à Pélissanne pendant plus de 40 ans.
Son action fut beaucoup plus large, il a été un véritable ambassadeur de la course libre et de la corrida en Provence, il connaissait les plus grands toreros, les plus grands élevages de taureaux en France et en Espagne.
Il a initié et fait partager sa passion à des centaines de Pélissannais en les emmenant avec lui en Espagne assister à des corridas et à des courses libres en Provence.
Un homme doit être jugé par ses actions et les résultats qu’il a atteints et non pas par des incompatibilités d’humeur qu’il a pu développer avec certains de ses collaborateurs.
Le journal Toros qui est la plus prestigieuses revue tauromachique et la plus ancienne (1925) dans le monde lui a rendu un hommage vibrant.
Michel aimait Pélissanne plus que tout au monde, pour quelles raisons la municipalité ne veut-elle pas lui donner la place qu’il mérite ?
Pour toute une génération de Pélissannais, Michel était leur Maestro, il le restera pour l’éternité.
POUR SIGNER NOTRE PETITION :