« Ses contraintes (Plan Prévention Risques Inondations) ont été imposées à partir d’enquêtes, d’études sérieuses, les remettriez-vous en cause ? » Telle était la conclusion de notre article « tirer les leçons de la Faute-sur-Mer » publié mercredi.
La réponse à notre interrogation, ne s’est pas faite attendre longtemps, elle est venue lors de la réunion sur le P.L.U. hier soir à la salle PELLER.
Tout d’abord un constat, le grand intérêt porté par nos concitoyens sur ce sujet avec une salle archicomble, un auditoire très attentif.
Sur le problème des contraintes imposées dans l’élaboration du PLU, le maire a dit très clairement que « eu égard à ce qui venait de se passer en Vendée, il serait très difficile de faire admettre au préfet, des assouplissements sur le PPRI, que nous devrons avoir une solide argumentation, que ce ne sera pas facile ».
Notre maire compte donc bien, tenter de faire modifier le Plan de Prévention des Risques inondations.
Un retour à la Faute-sur-Mer s’avère donc indispensable où de nombreuses interrogations demeurent sur la frénésie immobilière des élus qui ont autorisé la construction de logements dans une zone soumise à des risques de submersion marine (entre autres le projet des Doris)
L’adjointe en charge de l’urbanisme ou des membres de sa famille avaient des intérêts personnels directs dans ses opérations.
Petit retour en arrière :
Le 11 juillet 1996 le Conseil municipal doit délibérer sur l’aménagement urbain dans lequel s’inscrit le projet des Doris. « Mme BABIN étant directement concernée par l’objet de la délibération qui va suivre, elle quitte la salle et ne prend ni part à la discussion, ni au vote » peut-on lire dans un compte rendu des délibérations du conseil municipal.
Lorsqu’un(e) élu(e) est parent avec une personne ayant des intérêts directs dans une opération immobilière, celui-ci ou celle-ci, ne peut prendre part au vote, car il y a conflit d’intérêts.
Après avoir pris connaissance des documents d’urbanisme, le conseil municipal a approuvé par 14 voix pour, et une abstention, le projet des Doris.
Le lotissement est réalisé par une Association Foncière Urbaine dans laquelle Françoise BABIN a des parts avec quatre autres associés. Dans les années qui suivront, en tant qu’adjointe au maire chargé de l’urbanisme, elle signera plusieurs permis de construire pour l’édification de maisons individuelles dans ce lotissement.
Ensuite rebelote pour le lotissement les « Voiliers » réalisé par la sarl « les voiliers » représentée par Philippe BABIN, le fils de l’adjointe…
Et c’est à partir de juillet 2007 que les préfets qui vont se succéder en Vendée s’inquiètent de la dangerosité du secteur et tentent d’imposer aux communes de la Faute-sur-Mer et de l’Aiguillon-sur-Mer un Plan de Prévention des Risques Inondations en prévoyant notamment la création de zones rouges où il serait interdit de construire.
Mais les services de l’Etat se heurtent à la résistance des élus, focalisés sur le développement de l’activité touristique et économique de leur commune, qui avait pour activité corollaire une activité immobilière débridée.
Pour cette raison le PPRI n’a toujours pas été validé à ce jour !
En ce qui concerne Pélissanne, nous avons fort heureusement un PPRI, matérialisé par l’arrêté préfectoral du 14 février 2002.
Les Pélissannaises, les Pélissannais, ainsi que toutes les associations soucieuses de la sécurité des biens et des personnes de la commune, ne peuvent accepter la moindre remise en cause de celui-ci.
Lourde serait la responsabilité des élus, qui seraient tentés de suivre le maire, dans ce projet de remise en cause du P.P.R.I.
Celles et ceux qui franchiraient la « ligne continue » doivent savoir, que tout serait mis en œuvre, afin que leur responsabilité PERSONNELLE, soit engagée.
Ils ou elles ne pourront invoquer le fait qu’ils ne savaient pas !
Lors de cette réunion sur le P.L.U. une publicité gratuite, faite par le Maire de notre Commune, a choqué plusieurs participants à cette réunion.
En effet, lorsque M. Montécot a fait état des travaux de la place Roux de Brignoles, il s’est permis d’attirer l’attention de l’auditoire quant au préjudice que « risquait » de subir un commerçant proche de cette place, et a incité les Pélissannais, à ne pas hésiter à faire quelques centaines de mètres pour se garer un peu plus loin.
Les travaux de la Place Roux de Brignoles, le déplacement du marché, peuvent avoir des incidences sur le chiffre d’affaires de plusieurs commerçants, et non du seul évoqué par le maire qui aurait dû faire référence à tous les commerçants concernés.
Décidemment le premier magistrat de la commune n’a pas l’air de savoir ce qu’est le « délit de favoritisme ».