« Tant que je serai Président, l’Etat ne permettra plus la moindre construction dans une zone jugée dangereuse, nous ne transigerons pas sur les règles d’urbanisme. Nous assumerons nos responsabilités. Notre devoir est de refuser de mettre en danger la vie des gens comme cela a été fait par le passé. Ici, dans le Var la situation est différente de la côte Atlantique avec la tempête Xynthia mais le temps est révolu où l’on adaptait les règlements parce que cela gênait les habitudes. Si l’Etat n’est pas ferme, vous, élus locaux, vous ne tiendrez pas. D’ici trois ans, les 3500 plans de préventions des risques qui manquent sur les 10 000 prévus seront publiés et appliqués ».
Propos tenus par Nicolas SARKOZY, en mairie de Draguignan, le lundi 21 juin 2010.
Nous ne pouvons qu’approuver une telle déclaration, et c’est pourquoi nous allons adresser un courrier au Président de la République, afin de lui faire part des pratiques du maire de Pélissanne et du sous-préfet des Bouches du Rhône, pratiques en contradiction totale avec la règlementation en vigueur et notamment le Plan de Prévention des Risques matérialisé par l’arrêté préfectoral du 14 février 2002.
Car ce qui est d’une extrême gravité, c’est que contrairement à de nombreuses communes (3500 selon le Président de la République), NOUS AVONS UN PLAN DE PREVENTION DES RISQUES ET IL N’EST PAS RESPECTE !
Comment un maire peut-il faire fi d’un arrêté préfectoral ayant pour but de protéger la vie des citoyens ?
Comment un sous-préfet peut-il systématiquement répondre que les permis de construire, mis en cause par des associations ne font « l’objet d’aucune observation de la part de ses services au titre de contrôle de légalité et matière d’application du droit des sols, qu’il appartient au maire de veiller à ce que les travaux soient effectués conformément aux documents autorisant leur réalisation » alors que les travaux ne correspondent pas aux documents autorisant leur réalisation, alors que les travaux sont effectués dans une zone rouge du P.P.R. inondations ?
POURQUOI un maire, un sous-préfet ferment-ils les yeux sur des telles irrégularités ?
QUELS INTERETS Y A-T-IL EN JEU ?
Ce sont les deux questions que tout citoyen est en droit de se poser !