C’est un appel particulièrement émouvant qu’a reçu, mardi, le président de notre association.
Véronique a quitté son Auvergne natale il y a 4 mois pour s’installer avec son compagnon à CAZAN (commune de VERNEGUES).
Le 30 juillet alors qu’elle rentrait à son domicile, elle a été l’auteur d’un accident sur notre commune, à l’intersection de la déviation CD572 et de la route de Saint Jean, provoquant la mort d’un sexagénaire de La Barben.
Suite à ce drame une ordonnance de placement sous contrôle judiciaire a été délivrée par le juge d’instruction chargé de l’affaire, avec astreinte de se soumettre aux obligations suivantes :
- s’abstenir de conduire des véhicules de catégorie B
- remettre son permis de conduire au Greffe du T.G.I. d’Aix en Provence
Les tests d’alcoolémie, et stupéfiants étaient NEGATIFS.
Le 9 novembre, Véronique s’est vu rejeté sa demande de mainlevée du contrôle judiciaire lui interdisant la conduite de tout véhicule pour motif qu’une expertise du véhicule était en cours.
Le juge d’instruction a stipulé que « autres moyens de transport sont à la disposition de Véronique pour se rendre sur son lieu de travail (notamment deux roues).
De telles inepties ne peuvent être tenues que par quelqu’un qui ne connaît pas CAZAN, qui ne sait pas comment sont organisés nos transports en commun ! Véronique qui a 16 ans d’expérience d’aide soignante en psychiatrie, venait de trouver un C.D.I. à MONTFAFET.
Monsieur le Juge d’instruction venez à CAZAN, pour prendre un bus pour allez travailler à MONTFAVET, avec des horaires qui varient d’une semaine à l’autre, monsieur le juge d'instruction venez à CAZAN, et prenez une mob pour allez travailler à MONTFAVET !
C’est donc une double condamnation qui frappe Véronique : la détresse morale dans laquelle elle se trouve, avec en permanence sur les épaules, l’acte dont elle se sent coupable : avoir ôté la vie à quelqu’un, cela apparemment ne suffit pas, alors qu’elle n’a pas été encore jugé pour ce drame, on lui retire le moyen qui aujourd’hui permet à un citoyen de travailler : Son permis de conduire.
Nous lançons donc un double appel à tous nos concitoyens :
- les gendarmes ont signalé à Véronique que cette intersection était le lieu fréquent d’accidents. Vous êtes au courant d’accidents qui se sont produits sur ce lieu, contactez-nous afin d’apporter votre témoignage, nous vous mettrons alors en relation avec Véronique.
- Ce n’est qu’en reprenant une vie professionnelle que Véronique pourra arriver à se « reconstituer », toutes les pistes de réflexion pouvant répondre à cette interdiction de conduire sont les bienvenues.
ENSEMBLE DEMONTRONS QUE LA SOLIDARITE N’EST PAS UN VAIN MOT !