En refusant de présenter leur titre de transport aux contrôleurs, les usagers (et non les clients) de la SNCF ont dû entendre l’appel de Stéphane HESSEL.
Comment ne pas être indigné lorsque la ministre de l’Ecologie et des transports justifie l’augmentation à venir des tarifs par le fait de l’augmentation des péages que la SNCF doit payer à Réseau Ferré de France (1) et par les investissements nécessaires au renouvellement du matériel. « Cet argent sera investi sur les voies et les rails afin de lutter contre les retards et les engorgements » a-t-elle déclarée. Tout comme la vignette automobile devait servir à nos « vieux » !
Comment ne pas être indigné lorsque ceux qui dirigent notre pays, n’ont trouvé comme solution que de saucissonner l’entreprise (1) pour permettre « l’ouverture à la concurrence », que de fermer des lignes, que de réduire les effectifs !
Comment ne pas être indigné lorsque quotidiennement la SNCF ne respecte pas les horaires (avec toutes les conséquences qui en découlent pour les salariés), supprime des trains ? Y aurait-il quotidiennement des grèves et ce 12 mois sur 12 ? Et là les adeptes des termes « prise d’otages » nous ne nous parlent pas « d’otages » !
Nous voyons, là, très concrètement le résultat de la braderie de nos moyens de productions ou d’échanges (eau, électricité, autoroutes, courrier, télécom, etc.) à ceux dont le seul et unique objectif est de distribuer des dividendes de plus en plus importants, d’offrir des « rendements à 2 chiffres », et de s’attribuer ou se faire attribuer des salaires indécents !
La concrétisation de l’INDIGNATION des usagers de la SNCF est un bel exemple d’un slogan de 68 « L’IMAGINATION AU POUVOIR » !
Ce n’est qu’en développant et en encourageant ce type d’initiative que nous pourrons mettre un terme au gâchis !
(1) Réseau Ferré de France est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) crée en 1997 par une scission limitée à partir de la SNCF. Il est chargé de l’entretien, du développement, de la cohérence et de la mise en valeur des voies ferrées françaises. En créant R.F.F. le Gouvernement visait plusieurs objectifs notamment « rendre possible l’usage du réseau par d’autres acteurs ferroviaires, restaurer la compétitivité de la SNCF à l’égard de ses consœurs européennes ou de nouveaux entrants ».