Antoinette SAEZ, Pélissannaise depuis plus de 70 ans, est décédée le 1er Août 2013.
Présent lors de l’inhumation de ses cendres au cimetière Fontainebleau, j’ai été extrêmement touché par l’hommage qui lui a été rendu par ses deux filles, son fils et ses petits-enfants.
Mais j’ai été aussi extrêmement choqué, tout comme les Pélissannaises et Pélissannais, présents à cette cérémonie, par les révélations d’Océanie SAEZ.
Voici l’hommage qu’elle a rendu à sa maman.
C'est une grande douleur que de perdre une mère, une mère qui fut un trésor de tendresse et de gaieté .Elle incarnait aussi, avec une fermeté sans faille la pratique du partage, de la droiture et du courage. En ce sens, elle fut aussi une citoyenne exemplaire ; elle était connue et respectée par tous les anciens de ce village où elle a habité depuis plus de 70 ans.
Mais au milieu de ce chagrin se mêle aujourd'hui une grande amertume et une colère –pourquoi ? Comme vous le savez, nous avons fait le choix d'organiser des obsèques civiles, ce sont nos convictions, c'était aussi les siennes. L'usage existe, depuis que nous sommes en République laïque et fraternelle, que lors des enterrements, soient déposés, à la demande des familles, un avis de décès et une table mortuaire destinée à recueillir condoléances et signatures –s'il s'agit d'obsèques religieuses, la table est installée devant l'église, dans le cas d'obsèques civiles, c'est devant la mairie .Dans les autres communes du canton, cet usage est largement respecté, et à Pelissanne, il le fut jusqu'à maintenant –Quoi de plus naturel ? La mairie et son bâtiment l'Hôtel de ville, c'est la Maison Commune, celle de tous les citoyens du village, celle qui enregistre les moments clés de la vie de tout un chacun …et dans la vie d'un groupe humain qui vit ensemble, ces moments que sont, la naissance, le mariage et la mort sont rendus visibles et participent de la vie sociale.
Or nous avons été informés, vendredi, par l'entreprise des pompes funèbres, que la mairie de Pelissanne avait refusé d'afficher l'avis de décès et avait interdit la dépose de la table mortuaire .Croyant à un malentendu, je suis allée en personne demander ce qu'il en était –et la confirmation est tombée "ni affichage, ni table " .Pourquoi ? La technocrate de service qui a pris la décision et qui a courageusement refusé de me recevoir, en l'absence opportune d'élu s'est répandue en un bouli boulga juridico-administratif, arguant que cet espace public n'est pas à la disposition de simples citoyens …mais réservé aux officiels !!Alors que Pelissanne est un modeste village !
Au-delà des propos déplacés qu'il m'a été donné d'entendre, au-delà de ma stupéfaction devant cette absence totale de courtoisie (refus de me recevoir) et d'humanité dans des circonstances douloureuses, je pense que cette décision inqualifiable crée un problème:
Si d'autres communes environnantes, Grans, Lançon etc.…ne mettent pas d'obstacle, pourquoi ce véto à Pelissanne ? Qui cela gêne-t-il ?
Si, dans le passé, c'était possible, pourquoi ce véto maintenant ?
….Peut être que ce village qui avait vécu jusqu'alors dans un esprit de concorde et de fraternité est en train de perdre ses repères…
…peut être que l'équipe en place –Maire et Elus –veut faire table rase du passé et entend balayer, au nom d'une pseudo-modernité creuse et arrogante, les traditions qui avaient cimenté la vie sociale et favorisé sa tranquillité …
…Ont –ils même mesuré la portée d'un tel geste ?
Je crois profondément que cette décision symbolique, car c'est une décision symbolique témoigne d'un manque de respect envers ma mère et envers tous ceux qui renouvelleront cette demande .C'est inacceptable .J'espère et je souhaite que ce problème soit posé ailleurs et à un autre moment, car il serait déplacé, en ce cimetière, d'en dire plus, chacun le comprendra. On dit que chaque disparition amène son lot de vérités : c'est fait aujourd'hui : il fallait que cette chose soit dite et cela a été dit ;
Je mets de côté ces tracasseries indignes pour vous remercier tous ici, pour votre présence et pour le témoignage d'affection et d'estime qu'il délivre à ma mère. Je passe la parole à ma sœur et mon frère pour finaliser cet hommage.
Si comme l’a dit du fond du cœur, Océanie, le cimetière Fontainebleau n’était pas un lieu à polémique, il convient aujourd’hui, de mettre devant leur responsabilité les élus d’Ensemble Pour Pélissanne, car c’est bien de cela qu’il s’agit. La réponse aux questions de la famille est simple et évidente. Cette attitude ignoble et odieuse de la part du premier magistrat de la commune, est liée à ceux que Pascal MONTECOT, appelle le « clan du Pigeonnier », ceux qui ont mis en échec son projet de construire des immeubles en lieu et place de la « maison rose » et de la « maison jaune », ceux qui n’acceptent pas la complicité passive du maire dans son laisser faire de construire en zone rouge du PPRI, au pigeonnier. Ce refus, cet affront à la famille SAEZ, ce manque de respect à l’égard de la défunte, n’est qu’une vengeance, HONTEUX, MESQUIN, monsieur le maire !
Les conseillers municipaux d’ENSEMBLE POUR PELISSANNE, vont-ils une fois de plus faire l’autruche en cautionnant ce que vient de se permettre Pascal MONTECOT ou vont-ils enfin avoir le courage de lui dire : « là Pascal tu déconnes » et condamner publiquement son attitude à l’égard de la famille SAEZ. Je pourrai alors, dans ce cas, rectifier le titre du présent article et écrire : « le maire de la commune ne respecte même pas la douleur d’une famille endeuillée ».
Gilbert LAURENT, citoyen Pélissannais.