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Jacques AIMONE répond à Eline FABRE

Madame Fabre, son fils et ses boucs émissaires

 

Je n’aime pas répondre à Mme Fabre parce qu’elle semble toujours écrire sous l’emprise d’une rage incompressible.  Et qu’elle croit donner du crédit à ses propos en multipliant les majuscules, les points d’exclamation et les sentences approximatives. 

Cependant, sa diatribe a pu surprendre vos lecteurs. En effet, en s’attaquant à moi (entre autres «  coupables » selon elle  de l’échec de 2008)  elle s’attaque à quelqu’un qui n’a pas  fait de déclaration publique depuis six ans et on ne voit pas trop son intérêt à vouloir moucher les absents. D’autant plus que dans l’une de mes dernières interventions par voie de presse, dans l’entre-deux tours des élections municipales de 2008, j’appelai à voter pour la liste à laquelle elle participait ainsi que M. Chave, tous deux en position éligible. Je ne saurais dire s’il s’agissait, dans l’esprit de Mme Fabre, de la liste « choléra » ou de la liste « peste » pour reprendre l’expression dont elle ne finit plus de se délecter. Ce qui est certain c’est que  ces maladies se soignent désormais très bien dès lors que l’on s’en donne les moyens. En revanche, s’agissant de la mauvaise foi, du manque de discernement, de la rancœur, de l’acrimonie, de l’intempérance et des stratégies de repas de famille, les propos de Mme Fabre rappellent que ces fléaux ne sont pas encore éradiqués de la vie politique pélissannaise.

Il faudra bien, pourtant, qu’un jour, on en vienne à bout.

Mme Fabre me donne l’occasion de rappeler qu’en 2008, la section pélissannaise du parti socialiste comptait un tout petit nombre de militants dont beaucoup de membres de sa famille.

En 2008, c’est avec cette légitimité, pour le moins relative que ce petit comité s’était arrogé le droit de désigner le candidat censé représenter l’opposition de gauche au maire sortant.

En 2008, sous le règne de la famille Fabre, il était même possible de participer à la désignation du candidat du PS au sein de la section locale pélissannaise et, dans la foulée, d’intégrer le comité de soutien du maire UMP, sans que cela entraine d’exclusion (jusqu’à aujourd’hui) ni ne pose un quelconque problème d’éthique politique à Mme Fabre; les épaules de M. Montécot doivent encore en soubresauter.

Bref, en 2008, dès avant le premier tour, la section locale du parti socialiste, sous l’impulsion de Mme Fabre et de son frère Henri Miguel, a joué une partition discordante. Elle a choisi de désigner un candidat « entre la peste et le choléra » au lieu d’accepter et de défendre le principe des primaires au sein d’un collectif représentatif et actif depuis plus d’un an, seul mode de désignation qui pouvait garantir une candidature unique.

Or, lors du premier tour des municipales de 2008, les deux listes d’opposition, proches par les valeurs et les programmes, ont comptabilisé ensemble 54% des votes.  Nous avons perdu les élections de 2008 parce que le principe d’une  liste unique a été sabordé. Et ce principe a été sabordé, en premier lieu, par Mme Fabre et son clan. Car, c’est bien au premier tour, et pas au second, que nous avons perdu les élections : quand les Pélissannais ont voté massivement pour un changement de municipalité... et qu’ils n’ont pu le faire qu’en dispersant leurs voix. Les stratégies proposées par les uns et les autres pour le second tour  n’ont jamais été que des stratégies de rattrapage mort-nées.

Aujourd’hui, Mme Fabre reconnaît que « oui... Brice Leroux a été désigné lors de l'assemblée générale du 11 avril » contre son fils, M. Fabre suite au forfait de M. Chave. Un score sans appel (70% des voix)... qui ne lui suffit pas ! Son fils aurait plus d’expérience ! le collectif (une centaine de personnes tout de même) n’aurait pas fait le bon choix ! Libre à Mme Fabre de le croire, mais lorsque un candidat potentiel « expérimenté » se montre incapable de remporter des primaires face à un adversaire qui l’est soi-disant moins,  je ne vois pas en quoi il gagnerait en crédibilité. Ce dont je peux témoigner, c’est que M. Leroux a fait le job. Par exemple, il a souhaité me rencontrer  et rencontrer les membres de la liste que je conduisais en 2008. N’est-ce pas le minimum qu’on puisse attendre d’un candidat (à la candidature) responsable ? Il lui a semblé « utile », dans le cadre de sa campagne au sein du collectif de rencontrer une équipe qui avait réuni 18,76% des votes exprimés  lors du premier tour de 2008.  Ai-je été contacté par d’autres ? Non. M. Fabre et M. Chave pensent vraisemblablement que le logo du PS qu’ils ont tatoué sur le front les dispense de faire campagne. C’est l’une des raisons pour lesquelles je ne leur fais pas confiance pour 2014. L’estampillage « PS », s’il peut s’avérer nécessaire pour certains, ne sera jamais suffisant pour l’emporter à Pélissanne.

Depuis le 11 avril, et désormais moins dix mois avant l’échéance de 2014,  pour M. Fabre et pour M. Chave comme pour les autres socialistes militants, sympathisants ou compagnons de route, il n’y pas d’autre alternative responsable que celle qui consiste à soutenir Brice Leroux, l’un des leurs.

Toute autre attitude relèverait d’une volonté impénitente d’organiser une nouvelle fois la désunion avant le premier tour  et, par là même, d’organiser la défaite. Si un nouvel échec devait advenir, Mme Fabre, M. Fabre et M. Chave auraient cette fois beaucoup de mal  à désigner un bouc émissaire. A l’heure qu’il est, peu sont  disponibles : Ni Max Gonzalez (tête de liste d’ « Objectif Pélissanne » en 2008), ni Guy Constant (président de « Prendre et Défendre le Parti de Pélissanne », ni Michel Perrin  (Président d’ « Objectif Pélissanne », ni  Gilbert Laurent, président des « Hirondelles de Pélissanne », ni moi.

 

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