Ci-après la correspondance que nous venons d’adresser à Chantal JOUANNO, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie.
Les Hirondelles de Pélissanne
565 Chemin des Hirondelles
13 330 PELISSANNE
06/85/91/99/73
www.hirondelles-pelissanne.org
06/85/91/99/73
Madame Chantal JOUANNO
Ministère de l’écologie, de l’énergie, du
Développement durable et de la mer
Grande Arche, tour Pascal A et B
92 055 LA DEFENSE cedex
Recommandé avec A.R.
N° 1A 041 141 0981 9
Le 3 mars 2010
Objet : Tempête Xynthia
Madame la sécrétaire d’Etat,
La tempête Xynthia a endeuillé, détruit, mis dans la détresse et le désespoir un grand nombre de nos concitoyens.
Les « médias » se sont faits échos de vos déclarations, des polémiques engendrées par le « laisser-faire » en matière d’urbanisation.
Notre presse locale (la Provence de ce jour) cite vos propos : « les autorités allaient identifier les zones à risques au niveau national pour que ces zones soient définitivement inconstructibles ».
Force est de constater que face aux K€ que pèsent les promoteurs immobiliers et certaines mairies, les citoyens et les associations qui défendent l’environnement et la nature pèsent quant à eux vraiment peu.
Ces citoyens, ces associations, sont souvent contraints de « baisser » les bras faute de moyens financiers. Dans bon nombre de ces associations, ce sont souvent les « membres du bureau » qui sont obligés de puiser dans leurs deniers personnels afin de pouvoir payer les honoraires d’avocats. « En face », ces honoraires passent sur « les frais généraux » de sociétés ou de la mairie, ce qui dans ce cas, signifie une double condamnation à payer pour le citoyen ou l’association.
Des citoyens, tout comme des associations de notre commune, peuvent témoigner de cet état de fait, de cette injustice face à la justice, ils en sont régulièrement victimes.
Celles et ceux qui détiennent les pouvoirs permettant de réduire au strict minimum les caprices de «Dame nature » sont en devoir de les exercer.
Nous tenons à porter à votre connaissance un dossier en cours, illustrant parfaitement la complicité entre notre mairie et un « constructeur ».
En violation du « Plan de Prévention des Risques Naturels Prévisibles », régi par l’arrêté préfectoral du 20 février 2002, le maire de Pélissanne ferme les yeux sur la construction d’un immeuble au lieu dit « le moulin du pont, le Galion ».
Nous avons, en date du 26 novembre 2009, adressé un courrier au maire de notre commune et n’avons à ce jour pas reçu la moindre réponse, fait plus grave les travaux continuent.
Nous avons en date du 6 janvier 2010 :
- Adressé un courrier au Procureur de la République
- Adressé un courrier au Sous-préfet, qui dans sa réponse du 12 janvier nous précise que « l’autorisation susvisée n’a fait l’objet d’aucune observation de la part mes services au titre du contrôle de la légalité en matière d’application du droits des sols » ???
- Adressé un courrier au Préfet qui dans sa réponse du 9 février nous dit « je prends acte de vos observatiosn et les transmets par même courrier aux services d’Etat compétents pour en connaître ».
Seules des mesures coercitives (démolition avant que les locaux ne soient habités ou occupés – condamnation à titre personnel de ceux qui, informés, ont laissé faire) permettront d’éviter
une « chronique d’une catastrophe annoncée ».
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, madame la secrétaire d’Etat, nos respectueuses salutations.
Le président : Gilbert LAURENT